Olivier Py, l’homme qui donne la réplique au Théâtre !

 

Un nom court, qui se chanterai presque, et qui résonne dans toutes les salles de théâtre (spécialement à  Avignon où celui-ci travaillera en 2013). Olivier Py attire tous les regards et signe les derniers chefs d’œuvres du théâtre ! Je me suis donc penchée de plus près sur  les exploits de ce metteur en scène / comédien / ou encore auteur à  succès, sortie de l’ENSATT (Rue Blanche) et perpétuellement en quête de la dernière pièce qui marque. Les critiques l’aiment, le public le réclame, les théâtres lui ouvrent grand leurs portes,  et les comédiens l‘admirent: l’artiste excelle dans tous les domaines, jusqu'à la direction du grand théâtre de l’Odéon depuis 2007 !  Un personnage hors du commun, qu’on voit de plus près dans La Grande Parade d’Olivier Py, et qui ne cesse de pousser les enjeux du théâtre plus loin avec ses pièces tels que Les Illusions Comiques, Les Enfants de Saturne, ou encore Epitre aux jeunes acteurs.J’ai eu l’impression de faire face à  une réinterprétation de la comédie des mœurs créée au XVIème siècle. Olivier Py utilise le théâtre pour dénoncer, certes, mais ne revendique pas ; il se passe de l’ambiance révolutionnaire pour laisser place à une convivialité unique entre les comédiens et le public. Les Illusion Comiques, par exemple, explique la théâtralité quotidienne de chacun, que ce soit chez la « vielle Tante Geneviève qui parle des jeunes de banlieue » (formidablement bien interprète par Michel Fau), ou chez les politiciens toujours si politiquement corrects,…  Et tout ça, en m’ayant fait passer du rire, au scepticisme, en passant même par l’introspection.  En d’autres mots, Olivier Py nous montre, par le théâtre,  que la scène est un lieu de vie,  que la vie est une scène, et que nous en sommes tous des comédiens perpétuels.  « Parler de théâtre avec le théâtre » comme il le dit dans La Grande Parade. Une idée charmante, que j’ai beaucoup apprécié admirer sur scène.  Dans Epitres aux jeunes acteurs, le comédien et ses paroles ne font qu’un ; John Arnold parvient à  faire exactement ce que Py recherche : interpréter les mots, et ne plus les dires. J’en oubliais presque les costumes loufoques et les mises en scène qui (exprès) n’ont pas l’air d’en être, qui m’ont justement permise de réellement adhérer à  l’idée de ce monstre théâtrale : le théâtre ne doit pas donner une impression de vraie, mais doit le représenter. Tel un tableau de nue, de sang, de rire, de cries, de religion, de décors rocambolesques. On le contemple et, malgré la grandeur de ce que l’on regarde et par le génie de l’artiste, on l’associe à sa propre vie. C’est unique, c’est beau, c’est sans limite, c’est inspiré, c’est Olivier Py, et c’est à tous les passionnés de théâtre comme moi de soutenir ce grand esprit de l’art de la scène.